L'historique

Découvrez toute l'histoire LGBT de 1969 à aujourd'hui !

1969

En adoptant le projet de loi Omnibus, le gouvernement de Pierre Elliott Trudeau décriminalisait l’homosexualité. Avant cette époque, la plupart des hommes et des femmes homosexuels au Québec vivaient dans l’ombre, malgré la popularité de certains bars gais de la métropole. Montréal a elle aussi eu ses héros gais, dont Armand Monroe, connu sous le pseudonyme de La Monroe. Il personnifiait la célèbre Marilyn Monroe au Downbeat Club de la rue Peel. C’est à sa demande en 1957, que le club embauche un personnel entièrement gai pour servir les clients. Le 27 août 1958, date de son anniversaire, les hommes obtiennent pour la première fois le droit de danser ensemble dans une boîte de nuit à Montréal.

1975-1976

Avec son désir de « nettoyer » la ville avant la tenue des Jeux olympiques, le maire Jean Drapeau met sur pied le Comité de moralité publique et crée ainsi une vague intense de répression contre les établissements gais et lesbiens. Une première rafle fera fermer les portes du Sauna Aquarius en février 1975 avec une descente de police. Plusieurs autres établissements bien connus seront aussi des cibles : les Bains Clubs (23 janvier 1976) et le Sauna Cristal (11 février). Du 14 au 21 mars 1976, le Sauna Neptune, le Taureau d’Or, le Studio, le Club Stork, le Jilly’s, et bien d’autres fermeront leurs portes et feront face à de douteuses accusations. Plusieurs clients et propriétaires seront arrêtés. Ce sont les plus importantes arrestations au Québec depuis la crise d’octobre en 1970. En juin, le Comité homosexuel antirépression (CHAR) est créé pour dénoncer la brutalité policière; 300 personnes prennent la rue. Enfin, en octobre le CHAR devient l’Association pour les droits gai(e)s du Québec (ADGQ).

1977

Des descentes policières aux bars Truxx et Le Mystique. L e 21 octobre, plus de 140 homosexuels seront arrêtés au bar le Truxx. La nuit suivante, 2000 manifestants scanderont et protesteront dans les rues contre ces arrestations. Le Québec devient la première juridiction en Amérique du Nord à interdire la discrimination basée sur l’orientation sexuelle, en incluant ce motif dans la Charte des droits et libertés de la personne.

1979-1980

Un comité, la Brigade rose, instaure la « Gairilla ». Ce défilé rassemblera près de 52 personnes en 1979 et 250 personnes en 1980.

1981-1986

Des groupes communautaires se rallient et fondent la « Gai-lon-la », puis la « Marche Bleu Blanc Rose », défilés qui ont toujours lieu à la fin de juin. Pendant quelques années, le défilé s’accrochera au nom même de la Fête nationale, dont la date coïncide avec celle de Stonewall. La Brigade Rose passe le flambeau de la Fierté à l’ADGQ, qui organise la fierté jusqu’en 1986.

1988-1992

Les défilés attirent un nombre impressionnant de spectateurs et curieux, parfois par milliers, pour célébrer la Parade de la Fierté gaie sur la rue Sainte-Catherine Est, entre Saint-Hubert et Champlain, au cœur du Village gai.

1990

Le 15 juillet marquera l’histoire des droits des homosexuels au Québec. Lorsqu’un groupe de policiers montréalais font une violente descente au « Sex Garage Party » dans le Vieux Montréal, d’inévitables affrontements s’en suivent. Ces manifestations seront comparées aux émeutes de Stonewall. Alors qu’ils essaient de quitter la fête, plus de 400 individus, essentiellement gais, lesbiens travestis ou transgenres, seront brutalisés ou arrêtés. La colère et la révolte envahissent la foule; des gigantesques manifestations éclateront le soir même et la nuit suivante devant le poste de police 25. Des images de brutalité font rapidement le tour du monde et près de trois millions de Montréalais deviennent témoins de la peur et des conditions difficiles que vit la population LGBTA de Montréal. Les événements du 15 juillet mèneront à une enquête policière, à des recommandations de la Commission des droits de la personne et à la création de Black & Blue et Divers/Cité.

 

Commence alors une nouvelle ère de coopération et de respect mutuel entre les forces policières et la communauté LGBTA. Aujourd’hui, le Service de police de la Ville de Montréal est un allié dans la lutte à l’homophobie et dans la protection de nos droits. Finalement, les protestations du « Sex Garage Party » auront aussi mobilisé la communauté LGBTA a plus d’ouverture et de respect envers la population transgenre.

1993-2006

Suzanne Girard (auparavant impliquée au festival Image+nation) et Puelo Deir (l’un des organisateurs de la marche de dénonciation de la brutalité policière lors de la descente du Sex Garage Party) s’associent pour créer l’organisme communautaire Divers/Cité, alors qu’aucun défilé n’ait eu lieu en 1992. Contre toute attente, ils attirent la première année plus de 5 000 personnes et à la cinquième édition, plus de 200 000 personnes prennent part à l’événement. Reconnu internationalement, Divers/Cité est partie intégrante du Montréal Gai. Plusieurs membres de la communauté LGBTA de même que des artistes de renommée internationale figurent à cet important festival culturel. L’édition 2007 de Divers/Cité aura lieu du 1er au 4 août, suivant les Célébrations LGBTA Montréal.

2004

C’est le 1er avril que la Cour Supérieure du Québec tranche en faveur du jugement Lemelin, permettant au couple Michael Hendricks et René Leboeuf d’inviter une foule de sympathisants au tout premier mariage gai du Québec. Le 29 juin la législation sur le mariage de même sexe est finalement adopté par la Chambre des Communes. Le Canada devient ainsi le 3e pays au monde, après la Hollande et la Belgique, à reconnaître le mariage entre personnes de même sexe.

2007

Divers/Cité se retire de l’organisation d’événements communautaires. Formé à l’initiative du milieu communautaire, Célébrations LGBTA Montréal est un nouvel organisme à but non lucratif, qui a organisé fièrement la Journée communautaire et le Défilé gai et lesbien de Montréal les 28 et 29 juillet 2007. Célébrations LGBTA Montréal est né grâce au soutien de représentants et d’intervenants du milieu communautaire LGBTA montréalais. L’édition 2007 nous a réservé quelques grandes surprises : la nomination de Présidents d’honneur, un directeur artistique, une thématique et plusieurs Prix qui souligneront l’esprit et la créativité des équipes.

2012

L’année 2012 marque la 6e édition de notre festival tout en étant le 6e anniversaire de l’organisme Fierté Montréal. À cette occasion, le thème retenu pour le défilé était Notre drapeau, notre Fierté. Fierté Montréal a accueilli plus de 327 000 festivaliers qui ont pris part aux activités. L’année 2012 est ponctuée de la présence d’un invité exceptionnel : David Testo, ex-joueur de soccer de l’Impact de Montréal, impliqué à titre de coprésident. Testo était l’un des rares sportifs professionnels à avoir fait publiquement sa sortie du placard, pavant aussi la voie aux autres sportifs LGBT du monde entier.

2013

La 7e édition de Fierté Montréal a été un succès retentissant grâce à un record de participation de 462 560 festivaliers sur l’ensemble des 7 journées de festivités. La programmation, plus diversifiée que jamais, a permis de souligner une communauté LGBTA (lesbienne, gaie, bisexuelle, transgenres et ses alliés) dynamique et fière. L’année 2013 marque le 35e anniversaire du drapeau arc-en-ciel. La thématique retenue par le comité organisateurs est : Notre drapeau, notre vie : ROUGE. Le rouge, première couleur représentée dans le drapeau arc-en-ciel, incarne la vitalité, l’amour, la passion.

2014

Pour cette 8e édition, coïncidant avec le 30e défilé Montréalais, le thème retenu cette année est Notre drapeau, notre flamme. La couleur du drapeau à l’honneur est l’orange, qui représente la guérison, la vitalité, l’énergie et la chaleur. Une couleur qui représente plusieurs facettes de notre communauté. Une communauté vibrante, dynamique et diversifiée, réunie par un désir profond d’acceptation et de respect.

En dépit de quatre journées consécutives de pluie, la 8e édition de Fierté Montréal a connu un grand succès en matière de participation et d’engagement communautaire. Au cours des 7 jours de l’événement, près de 400 000 festivaliers ont pris part aux diverses activités proposées.

2015

La 9e édition, sous la thématique Notre drapeau, notre énergie, mettait de l’avant la couleur jaune, troisième couleur du drapeau arc-en-ciel. Pour la première fois, Fierté Montréal a offert plus de 115 activités gratuites tout au long de la semaine de festivités.

Le Défilé de la Fierté, devenu le plus grand défilé au Québec a battu tous les records. Le soleil brillant sur Montréal a vu quelque 290 000 spectateurs rassemblés sur le boulevard René-Lévesque pour venir admirer et saluer les 127 contingents des partenaires de Fierté Montréal et organismes LGBT de la ville.

La 9e édition de Fierté Montréal a été marquée par une très importante attention publique et médiatique, ce qui a contribué à sensibiliser la population au sujet de la situation des personnes LGBT. La présence à Montréal de la coprésidente d’honneur Anna Sharyhina, directrice de KyivPride, a ramené à l’avant-scène la violence et les conditions difficiles dans lesquelles vivent les personnes LGBT à l’international. La célèbre actrice américaine transgenre Candis Cayne a elle aussi fait couler beaucoup d’encre, contribuant de façon extraordinaire à sensibiliser les médias et la population à la situation des personnes trans ici et ailleurs.