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NOTRE HISTOIRE

 

  • Le projet de loi Omnibus

    En adoptant le projet de loi Omnibus, le gouvernement de Pierre Elliott Trudeau décriminalisait l’homosexualité et la transsexualité. Avant cette époque, les communautés de la diversité sexuelle et de la pluralité des genres québécoises vivaient dans l’ombre, malgré la popularité de certains bars gais de la métropole. Montréal a elle aussi eu ses héros gais, dont Armand Monroe, connu sous le pseudonyme de La Monroe. Il personnifiait la célèbre Marilyn Monroe au Downbeat Club de la rue Peel. C’est à sa demande en 1957 que le club embauche un personnel entièrement gai pour servir les clients. Le 27 août 1958, date de son anniversaire, les hommes obtiennent pour la première fois le droit de danser ensemble dans une boîte de nuit à Montréal.
  • Les Jeux Olympiques

    Avec son désir de « nettoyer » la ville avant la tenue des Jeux olympiques, le maire Jean Drapeau met sur pied le Comité de moralité publique et crée ainsi une vague intense de répression contre les établissements gais et lesbiens. Une première rafle fera fermer les portes du Sauna Aquarius en février 1975 avec une descente de police. Plusieurs autres établissements bien connus seront aussi des cibles : les Bains Clubs (23 janvier 1976) et le Sauna Cristal (11 février). Du 14 au 21 mars 1976, le Sauna Neptune, le Taureau d’Or, le Studio, le Club Stork, le Jilly’s, et bien d’autres fermeront leurs portes et feront face à de douteuses accusations. Plusieurs clients et propriétaires seront arrêtés. Ce sont les plus importantes arrestations au Québec depuis la crise d’octobre en 1970. En juin, le Comité homosexuel antirépression (CHAR) est créé pour dénoncer la brutalité policière; 300 personnes prennent la rue. Enfin, en octobre le CHAR devient l’Association pour les droits gai(e)s du Québec (ADGQ).
  • Descentes policières

    Des descentes policières aux bars Truxx et Le Mystique. Le 21 octobre, plus de 140 homosexuels seront arrêtés au bar le Truxx. La nuit suivante, 2000 manifestants scanderont et protesteront dans les rues contre ces arrestations. Le Québec devient la première juridiction en Amérique du Nord à interdire la discrimination basée sur l’orientation sexuelle, en incluant ce motif dans la Charte des droits et libertés de la personne.
  • Les premiers dÉfilÉs

    Un comité, la Brigade rose, instaure la « Gairilla ». Ce défilé rassemblera près de 52 personnes en 1979 et 250 personnes en 1980. En 1981, des groupes communautaires se rallient et fondent la « Gai-lon-la », puis la « Marche Bleu Blanc Rose », défilés qui ont toujours lieu à la fin de juin. Pendant quelques années, le défilé s’accrochera au nom même de la Fête nationale, dont la date coïncide avec celle de Stonewall. La Brigade Rose passe le flambeau de la Fierté à l’ADGQ, qui organise la fierté jusqu’en 1986. De 1988 à 1992, les défilés attirent un nombre impressionnant de spectateurs et curieux, parfois par milliers, pour célébrer la Parade de la Fierté gaie sur la rue Sainte-Catherine Est, entre Saint-Hubert et Champlain, au cœur du Village gai.
  • Le 15 juillet 1990

    Le 15 juillet marquera l’histoire des droits de la diversité sexuelle et de genre au Québec. Lorsqu’un groupe de policiers montréalais font une violente descente au « Sex Garage Party » dans le Vieux Montréal, d’inévitables affrontements s’en suivent. Ces manifestations seront comparées aux émeutes de Stonewall. Alors qu’ils essaient de quitter la fête, plus de 400 individus, essentiellement gais, lesbiens, travestis ou transgenres, seront brutalisés ou arrêtés. La colère et la révolte envahissent la foule ; de gigantesques manifestations éclateront le soir même et la nuit suivante devant le poste de police 25. Des images de brutalité font rapidement le tour du monde et près de trois millions de Montréalais deviennent témoins de la peur et des conditions difficiles que vit la population de la diversité sexuelle et de genre de Montréal. Les événements du 15 juillet mèneront à une enquête policière, à des recommandations de la Commission des droits de la personne et à la création de Black & Blue et Divers/Cité. Commence alors une nouvelle ère de coopération et de respect mutuel entre les forces policières et les communautés de la diversité sexuelle et de genre. Aujourd’hui, le Service de police de la Ville de Montréal est un allié dans la lutte à la discrimination et dans la protection de nos droits. Finalement, les protestations du « Sex Garage Party » auront aussi mobilisé la communauté gaie à plus d’ouverture et de respect envers la population transgenre.
  • CrÉation de Divers/CitÉ

    Suzanne Girard (auparavant impliquée au festival Image+nation) et Puelo Deir (l’un des organisateurs de la marche de dénonciation de la brutalité policière lors de la descente du Sex Garage Party) s’associent pour créer l’organisme communautaire Divers/Cité, alors qu’aucun défilé n’a eu lieu en 1992. Contre toute attente, ils attirent la première année plus de 5 000 personnes. Pas moins de 200 000 personnes prennent part à la cinquième édition de l’événement. Reconnu internationalement, Divers/Cité a été partie intégrante du Montréal gai. Plusieurs membres de la communauté de la diversité sexuelle et de genre, de même que des artistes de renommée internationale, s'y sont produits.
  • Premier mariage gai du Québec

    C’est le 1er avril que la Cour Supérieure du Québec tranche en faveur du jugement Lemelin, permettant au couple Michael Hendricks et René Leboeuf d’inviter une foule de sympathisants au tout premier mariage entre personnes de même sexe du Québec. Le 29 juin, la législation sur le mariage pour tou.te.s est finalement adoptée par la Chambre des Communes. Le Canada devient ainsi le 3e pays au monde, après la Hollande et la Belgique, à reconnaître le mariage entre personnes de même sexe.
  • CrÉation de CÉlÉbrations LGBTA MontrÉal

    Divers/Cité se retire de l’organisation d’événements communautaires. Formé à l’initiative du milieu communautaire, Célébrations LGBTA Montréal (désormais connu sous le nom de Fierté Montréal) est un nouvel organisme à but non lucratif, qui a organisé fièrement la journée communautaire et le défilé de la diversité sexuelle et de genre de Montréal les 28 et 29 juillet 2007. Célébrations LGBTA Montréal est né grâce au soutien de représentants et d’intervenants du milieu communautaire montréalais. L’édition 2007 nous a réservé quelques grandes surprises : la nomination de présidents d’honneur, un directeur artistique, une thématique et plusieurs prix qui souligneront l’esprit et la créativité des équipes. Le nom de Célébrations LGBTA Montréal changera en novembre 2011 pour Fierté Montréal.
  • Notre drapeau, notre fiertÉ

    L’année 2012 marque la 6e édition du festival, tout en étant le 6e anniversaire de l’organisme Fierté Montréal. À cette occasion, le thème retenu pour le défilé était notre drapeau, notre Fierté. Fierté Montréal a accueilli plus de 327 000 festivalier.ère.s qui ont pris part aux diverses activités. L’année 2012 est ponctuée de la présence d’un invité exceptionnel : David Testo, ex-joueur de soccer de l’Impact de Montréal, impliqué à titre de coprésident. Testo était l’un des rares sportifs professionnels à avoir fait publiquement sa sortie du placard, pavant ainsi la voie aux autres sportifs de la diversité sexuelle et de genre du monde entier.
  • Notre drapeau, notre vie : Rouge

    La 7e édition de Fierté Montréal a été un succès retentissant grâce à un record de participation de 462 560 festivalier.ère.s sur l’ensemble des 7 journées de festivités. La programmation, plus diversifiée que jamais, a permis de souligner une communauté de la diversité sexuelle et de genre dynamique et fière. L’année 2013 marque le 35e anniversaire du drapeau arc-en-ciel. La thématique retenue par le comité organisateur est : notre drapeau, notre vie : ROUGE. Le rouge, première couleur représentée dans le drapeau arc-en-ciel, incarne la vitalité, l’amour, la passion. De plus, 2013 marque la dépathologisation de la transidentité, qui a finalement été retirée du DMS-V (le manuel diagnostic et statistique de l’Association Américaine de Psychiatrie) pour être remplacée par la dysphorie de genre, puisque ce n’est pas tant le fait d’être trans qui est problématique du point de vue de la santé mentale que l’inconfort occasionné par l’incongruence du corps et de l’identité de genre.
  • Notre drapeau, notre flamme : Orange

    Pour notre 8e édition, coïncidant avec le 30e défilé montréalais, le thème retenu est : notre drapeau, notre flamme. La couleur du drapeau à l’honneur est l’orange, qui représente la guérison, la vitalité, l’énergie et la chaleur. Une couleur qui représente plusieurs facettes de notre communauté. Une communauté vibrante, dynamique et diversifiée, réunie par un désir profond d’acceptation et de respect. En dépit de quatre journées consécutives de pluie, la 8e édition de Fierté Montréal a connu un grand succès en matière de participation et d’engagement communautaire. Au cours des 7 jours de l’événement, près de 400 000 festivalier.ère.s ont pris part aux diverses activités proposées.
  • Notre drapeau, notre energie : JAUNE

    La 9e édition, sous la thématique notre drapeau, notre énergie, mettait de l’avant la couleur jaune, troisième couleur du drapeau arc-en-ciel. Pour la première fois, Fierté Montréal a offert plus de 115 activités gratuites tout au long de la semaine de festivités. Le défilé de la Fierté, devenu le plus grand défilé au Québec, a battu tous les records. Le soleil brillant sur Montréal a vu quelque 290 000 spectateur.trice.s rassemblé.e.s sur le boulevard René-Lévesque pour venir admirer et saluer les 127 contingents des partenaires de Fierté Montréal et organismes de la diversité sexuelle et de genre de la ville. La 9e édition de Fierté Montréal a été marquée par une très importante attention publique et médiatique, ce qui a contribué à sensibiliser la population au sujet de la situation des personnes de la diversité sexuelle et de genre. La présence à Montréal de la coprésidente d’honneur Anna Sharyhina, directrice de KyivPride, a ramené à l’avant-scène la violence et les conditions difficiles dans lesquelles vivent les personnes de la diversité sexuelle et de genre à l’international. La célèbre actrice américaine transgenre Candis Cayne a elle aussi fait couler beaucoup d’encre, contribuant de façon extraordinaire à sensibiliser les médias et la population à la situation des personnes trans ici et ailleurs. C’est d’ailleurs en 2015 qu’est finalement entré en vigueur la loi provinciale permettant le changement de la mention de sexe légale des personnes trans majeures citoyennes canadiennes sans obligation de subir d’interventions chirurgicales.
  • Notre drapeau, notre nature : VERT

    La 10e édition de Fierté Montréal a mis de l’avant le vert, couleur de la nature et de l’espérance. Une foule record de 2,2 millions de festivalier.ère.s a participé aux différentes activités offertes tout au long de la semaine, nécessitant notamment la fermeture de la Place Émilie-Gamelin certains soirs tellement il y avait de gens présents, l’organisation étant victime de son succès. Sur le plan législatif, la possibilité de changer sa mention de sexe a été étendue aux personnes trans mineures grâce au projet de loi 103, adopté en juin, ajoutant au passage l’identité et l’expression de genre comme motifs de discrimination dans la Charte québécoise des droits et libertés.
  • Fierté Montréal présente Fierté Canada

    Cette année marquait la première édition de Fierté Canada, organisée par Montréal dans le cadre du 150e anniversaire de la Confédération canadienne et du 375e anniversaire de la fondation de Montréal. Se déroulant sur 11 jours, et comportant notamment une conférence nationale de 3 jours et une conférence internationale de la francophonie, le Festival s’est déroulé en simultané sur deux sites, retournant à la Place Émilie-Gamelin et inaugurant le parc des Faubourgs, ce dernier ayant une plus grande capacité d’accueil. C’est plus de 2,6 millions de personnes qui ont pris part aux plus de 270 activités offertes, visitant notamment les 132 kiosques présents à la journée communautaire – un record! – et saluant le long d’un nouveau parcours de 3 kilomètres sur le boulevard René-Lévesque les 6 974 participant.e.s du défilé réparti.e.s en 211 contingents et ouvert par un contingent de personnes issues des communautés autochtones. C’est également en 2017 qu’ont eu lieues les excuses envers les communautés de la diversité sexuelle et de genre de la Ville de Montréal et de son Service de Police dans un premier temps, puis du Premier Ministre canadien Justin Trudeau.

LE FESTIVAL

Fondé en 2007 à l’initiative des communautés de la diversité sexuelle et de genres, Fierté Montréal est aujourd’hui le plus grand rassemblement en son genre à travers toute la francophonie.

L’organisme a pour mission principale de soutenir et de promouvoir les communautés de la diversité sexuelle et de la pluralité des genres locales tout en servant de phare d’espoir pour les communautés qui vivent dans l’injustice à travers le monde.

Aujourd’hui, le festival de Fierté Montréal attire près de 2,7 millions d’entrées localement et internationalement lors d’onze journées d’activités communautaires et culturelles qui comprennent notamment des spectacles gratuits, des panels, la journée communautaire et le défilé.

Fierté Montréal 2018 dans

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L’histoire du drapeau arc-en-ciel

 

Cet été, partout dans le monde, le drapeau arc-en-ciel sera brandi dans les rues à l’occasion des différentes Fiertés de la diversité sexuelle et de la pluralité des genres. Mais pourquoi la Fierté a-t-elle adopté l’emblème de l’arc-en-ciel ?

L’utilisation de couleurs vives pour indiquer son orientation sexuelle ne date pas d’aujourd’hui. Historiquement, les homosexuels, contraints de se cacher, recouraient aux couleurs vives pour se signaler l’un l’autre. Oscar Wilde arborait l’œillet vert à son revers, fleur utilisée fin XIXe début XXe par les Londoniens et Parisiens pour signaler discrètement leur orientation sexuelle. En Australie, on portait une paire de chaussettes jaune vif. Pendant la Shoah, les homosexuels étaient contraints d’afficher le triangle rose. Dans les années 1970, c’est au tour du violet de se répandre quand les habitants de San Francisco tentent d’ériger la « main violette » en symbole de la fierté homosexuelle.

Gilbert Baker

Gilbert Baker (Photo : Spencer Platt —Getty Images)

Aujourd’hui, le drapeau arc-en-ciel est, pour beaucoup de cultures, un symbole de paix, de diversité, d’harmonie, mais le drapeau à six bandes, lui, est spécifique à la communauté de la diversité sexuelle et de la pluralité des genres. Tout commence à l’occasion du défilé de San Francisco de la Fierté gaie et lesbienne, lorsqu’on commande à Gilbert Baker, graphiste et militant politique américain alors associé à la cause gaie, de concevoir un symbole qui pourrait être utilisé d’année en année. Baker a l’idée de l’arc-en-ciel, car selon lui : « notre sexualité est toutes ces couleurs, nous sommes une multiplicité de sexes, de races et d’âges ».

Initialement, le dessin de Baker contenait huit bandes colorées : rose pour la libération sexuelle, rouge pour la vie, orange pour la guérison, jaune pour le soleil, vert pour la sérénité et la nature, turquoise pour l’art, bleu pour l’harmonie et violet pour l’esprit humain.

Mais en novembre 1978, quand une marche est organisée pour protester contre l’assassinat de Harvey Milk, ami de Baker et 1er élu ouvertement gai de San Francisco, le Paramount Flag Company produit une version à sept bandes, car le rose n’est pas disponible industriellement. Baker fait aussi supprimer le turquoise pour maintenir un nombre pair de couleurs. L’indigo est remplacé par le Bleu royal et l’on obtient le drapeau à 6 bandes (rouge, orange, jaune, vert, bleu, violet) devenu définitif.

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