- Mardi, mercredi et jeudi (du 14 au 16 août 2012)
- Heures variables
- Cinémathèque québécoises | 335, boul. De Maisonneuve Est
- Bracelet requis (disponible sur place)
Cette année, Fierté Montréal déploie son volet sociocommunautaire dans le but de promouvoir et défendre plus fermement les droits humains LGBT. Notre engagement passe par l’organisation d’une variété de conférences abordant les droits humains et les sujets d’actualité qui touchent la communauté LGBT d’ici et d’ailleurs. Au coût de 5 $, le bracelet vous permettra d’assister à l’ensemble des conférences. Vous contribuerez ainsi à ce que Fierté Montréal puisse continuer à vous offrir des évènements et activités de qualité.
Mardi, 14 août
18 h 30 – 20 h : L’amour sans frontière
18 h 30 – 20 h: Droits humains et sérophobie
20 h 15 – 21 h 45 : « Si au moins j’étais laide »
Mercredi, 15 août
18 h 30 – 20 h : Panel militantisme féminin intergénérationnel
Jeudi, 16 août
18 h 30 – 20 h : Histoire des lesbiennes cuirs au Canada (Présenté en anglais)
Mardi, 14 août
L’amour sans frontière
18 h 30 – 20 h (FR)
Par Me Bruno GRENIER et Me Peter SHAMS, avocats, Grenier Verbauwhede | Avocats Inc., Montréal
L’Immigration des conjoints de même sexe et ses aspects juridiques. Présenté par le Comité sur l’Orientation et l’orientation sexuelle de l’Association du Barreau canadien section Québec.
« Si au moins j’étais laide »
20 h 15 – 21 h 45 (FR)
Par Marie Ève Baron, Montréal
C’est quand on se retrouve acculé au pied d’un mur et que nous nous voyons forcés d’être nous-même, que nous osons enfin retirer nos masques et simplement être qui nous sommes. C’est un moment terrorisant certes, mais extraordinairement exaltant. C’est une fois que nous avons commencé à nous laisser exister nous-mêmes, qu’il devient impossible de retourner dans notre ancien costume tant nous transpirons le bonheur. Souhaiter être laide prend alors tout son sens, surtout lorsqu’on le met dans la bouche d’une femme transsexuelle. Pensez-y ! Elle ne souhaite pas être belle, elle souhaite à tout le moins être laide, laide avec un « E » ! Cette conférence n’est pas un cours, mais plutôt l’expérience de votre identité de genre, l’expérience sexuelle la plus enrichissante de votre vie !
L’homophobie: une discrimination ordinaire ?
18 h 30 – 20 h (FR)
Par Jean-Luc Romero, Paris
Cet atelier permettra de s’interroger sur les réalités – chiffrées et expérimentées – de l’homophobie en France ainsi qu’au Québec et sur les dispositifs mis en place sur le plan de la prévention que de la répression.
Les questions sont nombreuses quant à la réponse étatique – aussi bien en France qu’au Québec – faite à l’homophobie. Globalement, l’homophobie est-elle considérée au même titre que le racisme ou l’antisémitisme, que ce soit dans les mentalités ou dans la réponse donnée par les pouvoirs publics ?
La lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie est un combat contre quelque chose qui nécessite une forme de répression légale, mais aussi une lutte pour une cause, notamment pour la reconnaissance entière des droits LGBT. Ainsi, sans entrer dans un débat politique, devra être évoqué le changement majeur en France avec l’élection de François Hollande maintenant à la tête de l’État. La reconnaissance des droits LGBT, c’est simplement la reconnaissance d’un statut normal de citoyen à toutes et tous, ce n’est en rien une faveur que nous accorderait l’État ! Il est également important de souligner le fait que la reconnaissance pleine et entière des droits est une condition sine qua non d’une prévention du VIH/sida efficace.
Globalement, pour lutter contre l’homophobie, discrimination devenue trop banalisée, l’éducation doit être une voie privilégiée : la question de la représentation qu’on a de l’autre doit être une question abordée très sérieusement et de manière concrète par l’éducation nationale. L’est-elle assez ? L’enjeu humain appelle dans tous les cas une réaction extrêmement urgente face à un drame que l’on tait trop souvent : en France, un jeune homosexuel a dix fois plus de risques de faire une tentative de suicide qu’un jeune hétérosexuel…
- Lutter contre l’homophobie, c’est la condition sine qua non d’une prévention du VIH/sida efficace;
- Lutter contre l’homophobie, c’est promouvoir un statut de citoyen pour toutes et tous;
- Lutter contre l’homophobie, c’est reconnaître en l’Autre son égal;
- Lutter contre l’homophobie, c’est combattre une discrimination trop souvent banalisée.
Mercredi, 15 août
Panel militantisme féminin intergénérationnel
18 h 30 – 20 h (FR)
Présenté par des militantes féminines de 20 à 80 ans
La communauté LGBT de Montréal a connu plusieurs militantes. Ces femmes ont pavé la voie pour nos droits et certaines d’entre elles continuent encore aujourd’hui. Discussion sur le militantisme d’hier et son apport, ainsi que l’impact du militantisme d’aujourd’hui. Les membres de ce panel discuteront de leurs expériences et des leurs contributions à nos communautés. Ce panel sera modéré et une période de questions sera allouée.
Jeudi, 16 août
Histoire des lesbiennes cuirs au Canada
18 h 30 – 20 h (Présenté en anglais – EN)
Par Andrea Zanin, Montréal
Lesbiennes masochistes. Femmes cuirs. SM cuirs. Peu importe le nom que vous nous donnez, cela fait des décénies que nous nous amusons et que nous mettons le Canada sans-dessus-dessous. Mais jusqu’à ce jour, notre histoire est toujours restée bien rangée au placard et enfouie dans les recoins de la mémoire des femmes. Doctorante, puis organisatrice de la communauté des femmes cuir pendant un certain temps, Andrea Zanin s’est donnée pour mission de rassembler toutes les pièces de cette histoire pour la partager avec vous. Venez jeter un coup d’œil, à travers les mots et l’image, à une histoire qui est toujours en cours d’écriture. Venez écouter les rumeurs salaces de toutes les orgies de femmes SM à Toronto en 1920. Suivez le périple d’une caravane de voyage de lesbiennes SM qui ont quitté Toronto dans les années 1970 et n’y sont jamais retourné. Venez voir le travail accompli au début des années 1980 par les premiers photographes érotiques SM cuir : les Flyings Femmes. Venez découvrir comment la censure de l’érotique gai et lesbien par les douanes canadiennes au début des années 1990 ont poussé les femmes cuir à produire leurs propres magazines pornos à Vancouver, Toronto et Montréal.

