Want create site? Find Free WordPress Themes and plugins.

Comité scientifique

Égalité et légalité – conférence internationale sur la diversité sexuelle et la pluralité des genres dans la Francophonie

Le comité scientifique est composé de 13 membres, dont une coprésidente et un coprésident. Le comité est chargé de déterminer les orientations de la conférence et de choisir les contenus qui se conforment aux thèmes identifiés.

Les membres du comité scientifique sont :

 

Biographies

Line Chamberland

Line Chamberland

Coprésidente — Montréal, Québec

Line Chamberland est titulaire de la Chaire de recherche sur l’homo-phobie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Professeure au Département de sexologie, engagée auprès des milieux communautaires et asso-ciatifs depuis plus de 25 ans, elle a acquis une grande notoriété au sein des milieux LGBT et scientifiques. Sociologue et chercheure chevronnée, elle poursuit de multiples activités visant à développer l’enseignement et la recherche dans le champ de la diversité sexuelle et de la pluralité des genres.

Line Chamberland s’est vue accorder plusieurs subventions de recherche, notamment sur les thèmes des familles homoparentales, la violence homophobe à l’école et son impact sur la réussite scolaire des jeunes, la discrimination homophobe au travail, l’adaptation des services sociaux et de santé aux besoins des minorités sexuelles et de genre, et le vieillissement des personnes LGBT. Avec à son actif de nombreux articles, chapitres de livre et communications au Québec et ailleurs dans le monde, Line Chamberland est une référence dans le champ des études LGBT.

En 2016, elle a obtenu une importante subvention pour réaliser une recherche en partenariat avec plus de 40 organismes : Savoirs sur l’inclusion et l’exclusion des personnes LGBTQ (SAVIE LGBTQ). Le projet, d’une durée de sept ans, regroupe près d’une cinquantaine de chercheures, chercheurs issus des milieux universitaires et de terrain, provenant principalement du Québec, mais aussi du Canada, de la Belgique, de la France et de la Suisse. Les résultats seront diffusés sur le web et permettront de créer des formations qui seront diffusées en ligne gratuitement.

À titre de chercheure, Line Chamberland a fait partie du Groupe de travail mixte sur l’homophobie dont les travaux ont mené à l’adoption au Québec d’une Politique de lutte contre l’homophobie, suivie d’un plan d’action 2011-2016. En novembre 2011, elle devenait titulaire de la Chaire de recherche sur l’homophobie créée à l’UQAM comme l’une des mesures phares de ce plan d’action. Première du genre dans la francophonie mondiale, cette chaire réalise ses activités en collaboration avec des partenaires des divers secteurs de la société, dont le Bureau de lutte contre l’homophobie (ministère de la Justice), la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse et le Conseil québécois LGBT. Son but : promouvoir la diversité sexuelle et la pluralité des genres en utilisant les savoirs pour contrer les préjugés.

Line Chamberland a reçu plusieurs prix : la reconnaissance Les femmes changent le monde en 2015, le prix Pierre Dansereau de l’ACFAS soulignant l’engagement social d’un chercheur et le Prix d’excellence et d’engagement pour les communautés LGBTQ afro-caribéennes en 2014, et le prix Honoris du Conseil québécois LGBT pour contribution à l’avancement des droits des personnes LGBT en 2013.

Patrick Awondo

Patrick Awondo

Coprésident — Yaoundé, Cameroun

Patrick Awondo mène depuis une décennie des recherches sur trois thématiques : l’homosexualité, la migration et le sida. Il a porté une réflexion pionnière sur les migrants africains LGBTI qui fuient l’homophobie grandissante en Afrique sub-saharienne et plus particulièrement au Cameroun et tentent de se réfugier en France. Il a publié de nombreux articles dans des revues francophones de prestige (Politique africaine, Diasporas, Société Contemporaine etc.) ; mais aussi anglo-saxonnes (African Studies Review, Review of African Political Economy, Archives of Sexual Behavior, etc.). Un livre est actuellement sous presse aux Éditions de l’ENS-Lyon qui synthétise l’ensemble des réflexions pionnières d’Awondo sur la question homosexuelle en Afrique en la croisant au contexte postcolonial et diasporique français.

En tant qu’universitaire, Patrick Awondo a été Lauréat du Global South Scholar-in-Residence Program du Graduate Institute of International and Development Sudies de Genève en 2013-2014. Son engagement social pour les minorités sexuelles, le genre et la santé est souligné par son travail comme expert « populations clés et sida » auprès du DAT ONUSIDA en Afrique de l’Ouest et Centrale (mais aussi d’autres acteurs comme Enda-Santé, le Sidaction, la John Hopkins School of Public Health and Human Right), pour lequel il a mené des missions au Togo, en République Démocratique du Congo, en Côte-D’Ivoire etc. Il appuie également la mise en place de politique de prévention et de prise en charge des IST et du sida pour de nombreux pays. En France avec des organisations comme Afrique arc-en-ciel Île-de-France, Afrique Avenir, le Sidaction ; mais aussi le Congo, la Gambie, le Burkina Faso etc. en Afrique.

Patrick Awondo a produit au moins 5 rapports sur la situation actuelle des populations clés de la réponse au sida dont les HSH en Afrique de l’Ouest et centrale; au moins un de ces rapports a été publié par l’ONUSIDA EN AOC (État des lieux de la prise en charge des populations clés en AOC avec Dr Jean-Baptiste Guiard-Smith et Dr Agnès Djokoto 2013), mais aussi des documents de politique de prévention et de prise en charge des HSH, des analyses situationnelles, etc.).

Rami Ayari

Rami Ayari

Membre du comité scientifique — Tunis, Tunisie • Montréal, Québec

Rami Ayari est un militant pour les droits LGBTQ en Tunisie. Il est le fondateur de Without Restrictions, une association qui défend les droits des personnes LGBT au sein de la société tunisienne. Il est aussi actif au sein d’autres groupes, ayant contribué à organiser des activités et des projets sur le terrain et à créer des liens avec des associations à l’échelle internationale. Parmi ces groupes, il s’est engagé auprès de doustourna (Tunisie), de l’Association Tunisienne pour l’intégrité et la démocratie des élections (ATIDE), du Comité de solidarité internationale (CSI) au Québec et de l’association française Stop homophobie. Il a donné plusieurs conférences au Québec dans le cadre du Forum social mondial (FSM) en 2016, de même qu’avec le centre communautaires LGBT de Montréal portant sur le militantisme LGBTQ en Afrique à l’occasion de la Journée des droits de l’homme en décembre 2016.

Malgré la révolution de 2010-2011 en Tunisie, la situation pour les membres des communautés LGBTQ du pays reste préoccupante. En raison de son militantisme, Rami Ayari s’est vu progressivement privé d’accès aux études et les portes de l’emploi se sont fermées systématiquement. En août dernier, Rami a été reçu comme réfugié au Canada. Il s’installe alors à Montréal d’où il poursuit son travail pour soutenir les droits LGBTQ.

Noël A. J. Badiou

Noël A. J. Badiou

Membre du comité scientifique — Sudbury, Ontario

Noël A. J. Badiou est vice-recteur adjoint à la diversité, l’équité et les droits de la personne à l’Université Laurentienne de Sudbury depuis avril 2016. Il est détenteur d’un baccalauréat ès arts de l’Université de Saint-Boniface, au Manitoba, d’un baccalauréat en droit de l’Université de Moncton, au Nouveau-Brunswick, et d’une maîtrise en administration publique du programme conjoint des universités de Winnipeg et du Manitoba.

Il a pratiqué le droit pendant plusieurs années au sein du cabinet Perlov Stewart Lincoln à Winnipeg, où il s’est spécialisé dans le domaine du litige civil, plus particulièrement en matière de droits de la personne. Par la suite, il s’est joint au service de la discipline de la Société du barreau du Manitoba à titre d’enquêteur de plaintes, avant de rejoindre la Commission des droits de la personne du Manitoba à titre de chef des enquêtes et de la médiation.

En 2001, il accède au poste de directeur général du programme de contestation judiciaire du gouvernement du Canada et reste en fonction jusqu’à l’annulation du programme en 2008. Par la suite, il devient directeur général du Centre pour les droits de la personne à l’Université York de Toronto, rôle qu’il occupa jusqu’à son départ pour l’Université Laurentienne l’an dernier.

Christophe Broqua

Christophe Broqua

Membre du comité scientifique — Abidjan, Côte d’Ivoire • Bordeaux, France

Christophe Broqua est socio-anthropologue, membre de Sophiapol-Lasco (Université Paris Ouest Nanterre La Défense) et à l’Unité mixte internationale (UMI) translationnelles sur le VIH et les maladies infectieuses (TransVIHMI). Il vit et travaille en partage de temps entre Abidjan, Côte d’Ivoire, et Bordeaux, France.

De 1994 à 2003, M. Broqua a consacré ses recherches aux mobilisations collectives liées au VIH/sida en France et dans une moindre mesure aux États-Unis, en particulier au sein de l’organisation Act Up. À partir de 2003, il a mené une enquête au long cours sur les formes sociales et politiques de l’homosexualité face au VIH/sida dans trois pays d’Afrique de l’Ouest francophone (Mali, Côte d’Ivoire, Sénégal). Dans le prolongement de ses travaux antérieurs, ses recherches actuelles portent sur l’histoire de la prophylaxie préexposition au VIH (PrEP), de la France à l’Afrique francophone.

Il a notamment publié Agir pour ne pas mourir ! Act Up, les homosexuels et le sida (Presses de Sciences Po, 2006) et dirigé « La fabrique des identités sexuelles » (Autrepart, n° 49, 2009), « La question homosexuelle et transgenre » (Politique africaine, n° 126, 2012), « Masculin pluriel » (Cahiers d’études africaines, n° 209-210, 2013), L’échange économico-sexuel (Éditions de l’EHESS, 2014) et « L’internationalisation des causes sexuelles », Critique internationale (n° 70, 2016).

Dominique Dubuc

Dominique Dubuc

Membre du comité scientifique — Sherbrooke, Québec

Dominique Dubuc est une militante pour les droits des personnes de la diversité sexuelle et de genres depuis près de 20 ans. Professeure de biologie au Cégep de Sherbrooke, elle milite au sein du Comité confédéral LGBT de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) du Québec, ce qui l’amène entre autres à siéger à la Table nationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie des réseaux de l’éducation depuis plusieurs années. Les travaux du Comité confédéral LGBT de la CSN incluent une collaboration importante dans les avancements des droits légaux des personnes LGBT ainsi que dans l’appropriation du dossier LGBT par les fédérations syndicales, les conseils centraux et les syndicats locaux que la CSN regroupe.

Dominique Dubuc a contribué à fonder le Comité identité et orientation sexuelles de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec – CSN (FNEEQ-CSN) et y siège depuis. De plus, elle a siégé à l’exécutif d’ILGA North America de 2014 à 2017. ILGA est une fédération mondiale d’organismes voués à la défense des personnes LGBTI qui a un statut consultatif à l’ONU.

Localement, elle est membre fondatrice du Comité pour l’inclusion des minorités sexuelles du Cégep de Sherbrooke, ainsi que du Regroupement estrien pour la diversité sexuelle et de genre.

Steph El Haddad

Steph El Haddad

Membre du comité scientifique — Beyrouth, Liban

Steph El Haddad est devenu militant des droits LGBTQ à l’âge de 17 ans en se joignant au groupe Helem au Liban. Steph est une personne engagée dont le premier combat a été de lutter contre l’article 534 du code pénal qui criminalise tout acte sexuel “non naturel” au pays. Steph s’identifie comme personne trans, tout à fait à l’aise de s’identifier aux deux genres.

En août 2007, Steph a cofondé le groupe de soutien Meem pour les femmes queer. Elle était alors responsable de la sensibilisation et a pu recruter de nouvelles membres faisant passer, en une année, de 30 à plus de 350 le nombre de membres. En 2009, elle a participé aux World Outgames où elle a pu présenter Bareed Mista3jil et son expérience personnelle intitulée “Le kit de survie d’une lesbienne au Liban”. Pendant cet événement, elle a eu l’occasion de rencontrer des activistes de la région MENA (Moyen Orient et Afrique du Nord), d’Europe, des Amériques et de l’Asie. Cette expérience lui a permis de comprendre les réalités de la diversité et le multiculturalisme de la communauté queer à travers le monde.

Actuellement, Steph travaille avec l’AFE (Fondation arabe pour les libertés et l’égalité) en tant que directeur des programmes de sécurité et de renforcement des capacités. Les deux programmes les plus importants sont le SCP (Programme du changement social, composé de trois modules et de 20 participants) et la GSMC (conférence de trois jours sur le genre et la sexualité dans la région MENA réunissant plus de 70 participants). Il est aussi responsable du contenu et de la logistique de ces programmes.

Arnaud Gauthier-Fawas

Arnaud Gauthier-Fawas

Membre du comité scientifique — Paris, France

Arnaud Gauthier-Fawas est militant homosexuel-trans Franco-Libanais. Après avoir dirigé la commission « militantisme et droits LGBT » au GLUP (Groupe LGBT des Universités de Paris) au moment des débats sur le mariage pour tous il est aujourd’hui porte-parole de l’« Inter-LGBT ».

Première fédération de plus de 50 organisations LGBT en France et principal interlocuteur des pouvoirs publics il en dirige la section « Relations internationales ». Il travaille également pour « ALGO », l’association des personnels LGBT du Ministère français des Affaires Étrangères et est à l’origine de la naissance du premier réseau diplomatique LGBT-friendly d’envergure en Europe: 30+ ambassades sont aujourd’hui réunies à Paris pour soutenir ensembles les droits des personnes LGBT. Il assure une veille des engagements de la France pour la défense des personnes LGBTQI dans ses ambassades comme dans les instances internationales.

Parallèlement il est le fondateur de la commission « ONU et UE » à Proud Lebanon, une ONG de défense des minorités sexuelles et/ou de genre au Liban et au Moyen Orient. Détenteur d’un DEUG de droit, il est professeur certifié d’histoire-géographie.

Carlos Idibouo

Carlos Idibouo

Membre du comité scientifique — Toronto, Ontario • Abidjan, Côte d’Ivoire

Carlos Idibouo est originaire de la Côte d’Ivoire et vit au Canada depuis 2006. Maintenant installé à Toronto, il s’identifie comme homme féministe et Queer non-conformiste. Passionné par le travail social, Carlos est aussi un activiste des droits humains. En 2003, il a cofondé la première association LGBT (Arc-en-ciel Plus) en Côte d’Ivoire.

Carlos est membre du conseil d’administration de plusieurs organisations nationales et internationales telles que African in Partnership Against AIDS (APAA), FrancoQueer de Toronto, The Gay and Lesbian International Sports Association (GLISA International) en tant que représentant de l’Afrique, MenEngage qui a pour mandat d’éduquer les hommes à s’impliquer davantage pour les droits des femmes et contre la violence basée sur le genre, l’Initiative pour la Dignité un comité de défense des droits des personnes LGBTQIA ayant pour mandat de sensibiliser le gouvernement du Canada à œuvrer davantage pour les droits des personnes LGBTQIA tant au niveau national qu’à l’international.

Ce travail lui a permis de développer des compétences en matière de partenariats bilatéraux et a favorisé le recrutement de leaders LGBTQIA pour des conférences sur les droits humains.

Carlos travaille en ce moment sur des projets en Afrique où il vient de créer deux organisations communautaires : Maison des Cultures et des Diversités Humaines et Alpha Genre Oméga. À travers ces initiatives, il contribue à redonner à la Francophonie ses lettres de noblesse en matière de droits humains en Afrique francophone, au sein du Mouvement LGBTQIA.

Monia Lachheb

Monia Lachheb

Membre du comité scientifique — Tunis, Tunisie

Monia Lachheb est enseignante chercheure à l’Université de la Manouba – Tunis. Elle est aussi chercheure associée à l’IRMC – institut de recherche sur le Maghreb contemporain (CNRS) – Tunis.

Ses travaux s’inscrivent dans le champ de la socio-anthropologie du corps et des sexualités. Les questions de genre relèvent aussi de ses intérêts. Elle a organisé plusieurs conférences-débats dans le cadre du programme de recherche de l’IRMC, Transgressions et minorités sexuelles au Maghreb, avec la participation de chercheurs franco-maghrébins et d’activistes LGBT.

A côté de la publication de plusieurs articles sur les enjeux sociaux du corps et des sexualités, elle a dirigé en 2012 l’ouvrage Penser le corps au Maghreb, Paris, Karthala/IRMC ; en 2016 l’ouvrage Être homosexuel au Maghreb, Paris, Karthala/IRMC.

David Paternotte

David Paternotte

Membre du comité scientifique — Bruxelles, Belgique

David Paternotte enseigne la sociologie à l’Université libre de Bruxelles, où il codirige l’Atelier Genre(s) et Sexualité(s) et la revue Sextant. Ses recherches portent surtout sur les mouvements sociaux, le genre et la sexualité. Sa thèse de doctorat portait sur les luttes pour l’ouverture du mariage aux couples de même sexe en Belgique, en France et en Espagne. Aujourd’hui, il s’intéresse aux processus d’européanisation, de mondialisation et d’ONGisation du militantisme. Depuis peu, il travaille aussi sur les nouvelles formes de résistance au genre, aux demandes féministes et aux droits LGBT, avec un intérêt marqué pour l’Église catholique.

Il est membre du Conseil bruxellois de l’égalité des femmes et des hommes et il codirige le réseau de recherche genre et sexualité du Council for European Studies et le groupe de travail genre et politique de l’Association belge de science politique. Il a séjourné dans de nombreuses universités comme chercheur ou professeur invité, notamment au Québec, en Angleterre, en Hollande, en Espagne et au Chili.

Ses travaux ont été publiés dans de nombreux ouvrages et revues telles que SexualitiesSocial PoliticsPolitique et sociétés, et la Revue canadienne de science politique. Il est auteur de Revendiquer le « mariage gay »: Belgique, France, Espagne (Éditions de l’Université de Bruxelles, 2011), coéditeur de plusieurs ouvrages collectifs, dont The Lesbian and Gay Movement and the State: Comparative Insights into a Transformed Relationship, 2011, LGBT Activism and the Making of Europe : A Rainbow Europe ?, 2014, et le Ashgate Research Companion to Lesbian and Gay Activism, 2015.

Martine Roy

Martine Roy

Membre du comité scientifique — Montréal, Québec

Martine RoyEn 1983, à 19 ans, Martine se joignait aux Forces armées canadiennes pour suivre une formation en assistance médicale. Deux ans plus tard, elle était soumise à une interrogation et invitée à voir un psychiatre, avant d’être congédiée pour homosexualité. Elle a donc quitté les Forces armées avec un goût amer et la crainte de vivre à nouveau une telle discrimination en milieu de travail.

En 1999, elle met donc sur pied Blue Q Network, le regroupement des employés LGBT chez IBM au Nouveau-Brunswick, Canada. En 2005, au Québec, elle crée Nuance, un groupe de ressources pour les employés LGBT d’IBM à Montréal. Puis, en 2008, elle devient membre fondateur du conseil d’administration de Fierté au travail Canada. Elle agit alors comme directrice exécutive du développement des régions pour cet organisme qui sensibilise et mobilise les grandes entreprises sur la base du mérite d’une reconnaissance de la diversité LGBT en milieu de travail. Fierté au travail réuni aujourd’hui plus de 80 entreprises, organismes et institutions (parmi les importants employeurs au Canada) qui valorisent l’apport de leurs employés LGBT.

Depuis six ans, Martine s’est aussi engagée auprès de la Fondation Émergence et a été nommée sa présidente pour une période de trois ans. « Je suis particulièrement heureuse d’avoir eu l’honneur de présider aux destinées de la Fondation Émergence […]. Je crois en sa mission et à son immense potentiel […]. » Cette fondation est à l’origine de la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie et cette journée reste son activité phare.

Frida Wahrania

Frida Wahrania

Membre du comité scientifique — Algérie

Frida Wahrania est une jeune militante féministe pour les droits humains, active sur les questions liées aux droits des femmes et les droits LGBTQ. Frida est une jeune Algérienne âgée de 29 ans, biologiste de formation, elle prépare actuellement un Doctorat en Sciences de l’environnement et le développement durable en Méditerranée. Durant son parcours de militante des droits humains elle a bénéficié des formations de haut niveau sur les questions liées au genre et la sexualité en collaboration avec les Nations Unies, ONU Femme et l’Union Européenne.

Actuellement membre de bureau de ILGA AFRICA, elle représente la région nord-africaine et l’Afrique. En raison du traitement hostile réservé aux personnes issues de la diversité sexuelle et de la pluralité des genres par les autorités de son pays, Frida ne peut afficher son identité réelle. Elle utilise donc un pseudonyme.

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.